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  La vie de Jean PERRIN

Né à Lille , le 30 septembre 1870, Jean Perrin est le fils d’un officier d’infanterie, issue d’une famille de paysans Lorrains des environs de Saint-Dié ; sa mère , originaire de Boulogne-sur-Mer, est apparentée à Frédéric SAUVAGE, inventeur de l’hélice marine. Il fait ses études au lycée de Lyon. Doué aussi bien pour les lettres que pour les sciences, il sent s’affirmer sa vocation scientifique et vient effectuer ses études à Paris au lycée Janson de Sailly, dans la classe de mathématiques spéciales.

Entré à l’école Normale supérieure en 1891, il y exerce comme agrégé préparateur. C’est alors qu’il débute dans la recherche de manière éclatante en apportant la première preuve directe de l’existence des électrons. Peu après, il est chargé de créer l’enseignement de la physique-chimie à la Sorbonne, où il professe jusqu’en 1940. Pendant la guerre 14-18, Officier du Génie, il crée plusieurs appareils acoustiques dont furent équipées nos armées.

Ses travaux les plus importants, qui contribuèrent de façon essentielle à établir la réalité des atomes, sont exposés dans le livre " les atomes " qu’il publia en 1913.

Élu à l’académie des sciences en 1923, il reçoit le prix Nobel de physique en 1926.

Créateur du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et du palais de la découverte, il est secrétaire d’état à la Recherche Scientifique dans le ministère Léon BLUM (1936-1937).Il meurt à New York, le 17 Avril 1942, en exil volontaire .Il repose au Panthéon depuis 1948.

Ses travaux :

Outre les travaux sur la conduction électrique dans le gaz, sur les rayons X, etc. … il est surtout connu pour la démonstration expérimentale de la nature corpusculaire (électronique) des rayons cathodiques (1895) et par ses recherches sur l’équilibre de sédimentation des solutions colloïdales et sur le mouvement Brownien, d’où il a déduit une valeur très précise, pour l’époque , du nombre d’Avogadro (1908).